La descente de gouttière en cuivre d’une case créole et son filtre, sous une pluie fine.

Récupération d’eau de pluie

Récupérer l’eau de pluie suppose de dimensionner le volume sur la surface de toiture et la pluviométrie réelle, puis de séparer proprement le réseau de pluie du réseau potable. Mal fait, cela se paie en facture d’eau et en risque sanitaire.

Mis à jour le 3 octobre 2026.

Eau potable

Ce que c’est, en clair

Récupérer l’eau de pluie, c’est collecter ce qui tombe sur le toit, le filtrer, le stocker dans une cuve et le redistribuer pour des usages qui n’ont pas besoin d’eau potable : arrosage, lavage, chasses d’eau, et le lave-linge avec un traitement adapté. En Martinique, où il tombe de 1 200 à plus de 4 000 mm par an selon le secteur, un toit de 100 m² reçoit chaque année plus de 100 m³ d’eau : de quoi couvrir une bonne part des besoins d’une famille.

C’est le cœur de ce que nous voulons développer : une maison qui garde sa pluie dépend moins du réseau pendant les tour d’eauLa distribution par roulement entre quartiers en période de sécheresse, décidée par la préfecture et les opérateurs. Les horaires sont publiés par Odyssi et la SME., et paie moins de mètres cubes le reste de l’année. L’installation complète comprend la collecte, la filtration, la cuve, le trop-pleinLa sortie qui évacue l’excédent quand la cuve est pleine, vers un réseau ou le terrain. Son grillage empêche les moustiques d’entrer., la pompe et un réseau séparéLes canalisations d’eau de pluie, distinctes et repérées, qui ne croisent jamais l’eau potable. C’est une obligation de la règle de 2024., repéré, qui ne croise jamais l’eau potable.

Quand c’est pour vous

  • Vous avez une maison avec un toit en tôle ou en tuiles et des gouttières : la ressource est déjà là.
  • Votre facture d’eau grimpe et vous arrosez, lavez, remplissez une piscine ou abreuvez des animaux.
  • Vous subissez les coupures et vous voulez que les WC et le lave-linge continuent de fonctionner.
  • Vous construisez ou vous refaites la toiture : c’est le moment de prévoir les descentes et la cuve.

L’eau de pluie, du toit aux usages permis

1 mm de pluie sur 1 m² de toit, c’est 1 litre. Faites défiler pour voir où il va, et où il ne va jamais.

Coupe d’une maison : la pluie tombe sur le toit, passe par un filtre, est stockée dans une cuve ; un réseau d’eau de pluie séparé et repéré alimente les WC et le robinet du jardin ; le réseau d’eau potable arrive de la rue et ne le croise jamais.11 mm × 1 m² = 1 litre2Filtre, maille 1 mm3Cuveeau non potableeau potable4Deux réseaux, jamais reliés5Arrosage
  1. 1 mm sur 1 m², c’est 1 litre

    Il tombe de 1 200 mm par an au sud à plus de 4 000 mm vers la Pelée. Un toit de 100 m² reçoit ainsi plus de 100 m³ d’eau par an.

  2. Filtrée avant d’être stockée

    Un filtre de maille 1 mm au plus, en amont de la cuve : c’est la règle depuis le 1er septembre 2024.

  3. Stockée dans une cuve

    Enterrée sous le jardin ou posée au sol : la cuve garde l’eau, un trop-plein évacue le surplus.

  4. Un réseau à part, repéré

    À l’intérieur, l’eau de pluie a son propre réseau, marqué « eau non potable », sans aucune connexion avec l’eau du robinet. Usage intérieur : on le déclare en mairie.

  5. Les usages permis

    Dehors : arrosage, lavage des sols et de la voiture. Dedans : chasses d’eau, lavage des sols, et le lave-linge avec un traitement adapté. Pas pour boire, cuisiner ni se laver.

Schéma de principe, pas à l’échelle.

À savoir avant de nous appeler

  1. Mesurez à peu près la surface de toit qui pourrait alimenter la cuve, et comptez les descentes.
  2. Listez les usages que vous visez : arrosage et lavage seuls (le plus simple), ou WC et lave-linge (réseau séparéLes canalisations d’eau de pluie, distinctes et repérées, qui ne croisent jamais l’eau potable. C’est une obligation de la règle de 2024., déclaration en mairie).
  3. Regardez où l’eau pourrait être stockée : jardin pour une cuve enterréeUne citerne posée sous la pelouse ou l’allée, en béton ou en plastique. Elle ne prend pas de place, reste au frais et à l’abri de la lumière., ou au sol pour une cuve hors-sol.
  4. Notez vos coupures habituelles : combien de jours, combien de fois par an.

Comment nous intervenons

Un devis posé sans avoir vu le terrain n’engage personne. Nous commençons donc par venir.

  1. Vous appelez

    Vous appelez ou écrivez sur WhatsApp, avec une photo du toit, de la gouttière et de l’endroit où vous imaginez la cuve.

  2. On vient voir

    On vient voir, gratuitement : surface de toiture, descentes, place au sol ou au sous-sol, accès pour l’engin, usages prévus.

  3. Vous recevez un devis écrit

    Vous recevez un devis écrit, poste par poste, avec le volume conseillé et pourquoi.

  4. On intervient

    On pose : fouille, lit de pose, cuve, filtre, trop-plein, pompe et réseau séparé, raccordement des descentes.

  5. On vérifie et on referme

    On met en eau, on teste la pompe et le trop-plein, on referme et on remet le terrain en état ; vous repartez avec le carnet d’entretien.

Une réserve d’eau, pièce par pièce.

La pelouse s’ouvre, la cuve se remplit. À côté, démontez le système et suivez l’eau, du toit à la maison.

Le sol se retire et montre la cuve enterrée ; la pluie arrive par le filtre, la pompe renvoie l’eau vers la maison.

Maquette interactive : démontez, remontez, suivez l’eau. Schéma de principe, à titre d’illustration.

Ce que dit la règle

  • Depuis le 1er septembre 2024, l’usage de l’eau de pluie est régi par le décret n° 2024-796 et l’arrêté du 12 juillet 2024 ; l’arrêté du 21 août 2008 est abrogé.

    Légifrance, 2024

  • Usages autorisés : tous les usages extérieurs (arrosage, lavage des sols extérieurs et des véhicules) ; à l’intérieur, chasses d’eau et lavage des sols ; lave-linge avec un traitement adapté. Boisson, cuisine et hygiène corporelle restent exclues.

    Arrêté du 12 juillet 2024

  • Un usage intérieur se déclare en mairie. Le réseau d’eau de pluie est distinct du réseau d’eau potable, repéré par une plaque « eau impropre à la consommationLe nom que la règle de 2024 donne à l’eau de pluie et aux eaux grises : utilisables pour les WC, le lavage, l’arrosage, jamais pour boire, cuisiner ou se laver. » à chaque point de puisage, sans aucune interconnexion.

    Arrêté du 12 juillet 2024

  • Une filtration de maille 1 mm au plus est installée en amont du stockage ; l’installation est entretenue et un carnet sanitaire tenu.

    Arrêté du 12 juillet 2024

  • Interdiction d’utiliser l’eau de pluie à l’intérieur des établissements de santé, des crèches et des écoles.

    Arrêté du 12 juillet 2024

Sur nos chantiers.

Tous nos chantiers
Trappe d'accès d'une citerne en béton enterrée sous un sol en gravier.
Maintenance d'une citerne en béton enterrée de 7500 litres pour assurer la pérennité de votre stockage d'eau.
Deux grandes citernes vertes de récupération d'eau de pluie installées en extérieur.
Installation de deux citernes de récupération d'eau de pluie sur dalle béton pour sécuriser l'approvisionnement de notre client.
Installation d'une citerne modulaire verticale et d'un surpresseur dans un local technique.
Optimisation d'un espace technique exigu grâce à l'installation de cuves de stockage d'eau superposées et d'un surpresseur pour sécuriser l'approvisionnement.
Citerne de récupération d'eau de pluie verte installée dans une fosse de terrassement.
Nous installons des citernes de récupération d'eau de pluie enterrées pour vous permettre de stocker et d'utiliser gratuitement cette ressource naturelle.

Les modèles que nous posons

Waterfix

Citerne enterrée en béton jusqu’à 10 m³, circulable : elle se place sous un jardin comme sous un parking et supporte le poids d’un véhicule.

Capacité
10 000 litres
Dimensions
L. 2,4 m × l. 1,6 m × H. 2,5 m
Fabrication
Belgique
Garantie
10 ans

Ce que ça coûte

À partir de 6 000 € TTC par installation, prix arrêté au 05/10/2026.Le chiffrage exact se fait après l’étude à domicile, gratuite.

  1. Le type et le volume de cuve : hors-sol pour l’arrosage, enterrée pour une vraie réserve.
  2. Les usages : extérieur seul, ou réseau intérieur séparé à créer (WC, lave-linge).
  3. La collecte : nombre de descentes à raccorder, filtre, longueur de canalisations.
  4. Le terrassement et la remise en état si la cuve est enterrée.

Décrire mon besoin pour l’étude gratuite

Toujours inclus

  • Étude à domicile
  • Raccordement des descentes et filtre
  • Cuve, trop-plein, pompe
  • Réseau extérieur de distribution
  • Mise en service et carnet d’entretien

Chiffré à part

  • Réseau intérieur séparé (chiffré selon la maison)
  • Dispositif de traitement pour le lave-linge
  • Reprise de toiture ou de gouttières défectueuses

Faire soi-même, ou nous appeler

Ce que vous pouvez faire

  • Nettoyer gouttières et filtre avant la saison des pluies et après les gros grains.
  • Déclarer l’usage intérieur en mairie (on vous donne le modèle).
  • Tenir le carnet : entretien du filtre, nettoyage de la cuve, incidents.

Ce qu’il vaut mieux nous confier

  • Dimensionner la cuve à la toiture, à la pluviométrie du secteur et à vos usages.
  • Poser la collecte, la filtration, la cuve et la pompe.
  • Créer le réseau séparé et repéré, et vous remettre une installation conforme.

Vos questions sur cette prestation

Est-il légal de récupérer l’eau de pluie ?

Oui. La loi l’encourage même. Elle encadre les usages : tout à l’extérieur ; à l’intérieur, les WC et le lavage des sols, le lave-linge avec traitement. Il faut un réseau séparéLes canalisations d’eau de pluie, distinctes et repérées, qui ne croisent jamais l’eau potable. C’est une obligation de la règle de 2024. et une déclaration en mairie pour l’usage intérieur.

Combien d’eau puis-je récupérer ?

Un millimètre de pluie sur un mètre carré de toit, c’est un litre. Un toit de 100 m² sous 1 500 mm par an reçoit 150 m³ ; on en récupère une bonne part après pertes et trop-pleinLa sortie qui évacue l’excédent quand la cuve est pleine, vers un réseau ou le terrain. Son grillage empêche les moustiques d’entrer.. Votre secteur de l’île change beaucoup le chiffre : le nord reçoit deux à trois fois plus que le sud.

Peut-on la boire après filtration ?

Pas avec une filtration simple : la réglementation l’exclut. Il existe des traitements complets de potabilisation, mais c’est une autre installation, avec un suivi. Pour une cuve tamponUne réserve d’eau potable alimentée par le réseau, qui prend le relais pendant les coupures. Elle doit être en matériau ACS et fermée., voyez la cuve ACSAttestation de conformité sanitaire : elle atteste qu’un matériau ou un produit est admis au contact de l’eau destinée à la consommation humaine. alimentée par le réseau.

Combien de jours de coupure peut-on tenir ?

Cela dépend du volume de la cuve et de vos usages. Avec 5 m³ et une consommation économe, une famille de quatre tient plusieurs jours pour les WC et le lavage ; l’eau à boire vient d’ailleurs. Le calculateur de réserve vous donne votre chiffre.

La cuve attire-t-elle les moustiques ?

Une cuve fermée, avec un filtre de descenteLa grille placée sur la descente de gouttière qui retient feuilles et débris avant la cuve. La règle de 2024 impose une maille d’un millimètre au plus avant stockage. et un trop-pleinLa sortie qui évacue l’excédent quand la cuve est pleine, vers un réseau ou le terrain. Son grillage empêche les moustiques d’entrer. grillagé, non. Ce sont les récipients ouverts qui en attirent. C’est un point de contrôle de la pose.

Les erreurs qu’on voit souvent

  • Collecter l’eau d’un toit accessible ou traité (produits anti-mousse) sans le dire : la qualité de l’eau s’en ressent.
  • Raccorder l’eau de pluie sur le réseau de la maison « juste pour les WC » sans séparation ni repérage : interdit.
  • Oublier la déclaration en mairie pour l’usage intérieur.

Dites-nous où, et pour quoi

Deux réponses, et on prépare l’étude à domicile, gratuite. Ou appelez le 0696 43 50 34.

Parler à quelqu’un qui connaît le terrain.

Si c’est urgent, appelez : on ne lit pas les messages quand on est dans une tranchée.

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